Macky SALL : Et si Mody NIANG s’était planté ?(Par Boucar DIOUF)

29/11/2019

Le doyen Mody Niang est décidément foncièrement anti-Macky.

En effet, invité à une conférence de presse dont le sujet avait trait à l’affaire des 94 milliards ayant porté à la une de l’actualité le différend opposant Ousmane SONKO et Mamour DIALLO, cet individu a cru devoir s’essayer à un exercice de funambule sur la corde raide d’un hors sujet monumental visant exclusivement à s’attaquer à un Président de la République, loin d’être partie prenante dans cette affaire. Et il va de soi que la prouesse qu’il rêvait de réaliser lui a par contre valu un saut pathétique dans le vide. 


Hélas, il n’a été prévu pour lui nul filet.
Monsieur Niang aurait certainement pu s’éviter un si triste sort, pour peu qu’il ait tenté de faire l’effort de se soustraire à la dictée de ce braqué insensé devant une assistance visiblement médusée par sa surprenante posture. Complètement groggy, il s’est ensuite surpris, dans un laborieux exercice de reprise de ses esprits, à promettre d’établir un lien entre ses élucubrations et le sujet du jour.

A ce jour, nous attendons à pâques cette promesse de faire ce lien qui n’existe évidemment que dans son esprit tourmenté.


Cette forme de communication est l’identité remarquable de la malhonnêteté intellectuelle qui habite monsieur Niang, ayant perdu une formidable occasion de s’interdire, ne serait- ce qu’une fois, de se livrer à son jeu favori : pourfendre le Président.


Lors de cette petite séquence, le doyen n’aura pas respecté sa parole. Ce faisant, il s’est rendu coupable des mêmes travers qu’il reproche à sa cible de prédilection, soit le non- respect de la parole donnée.


Aussi nous fait-il la gentillesse de nous permettre d’aborder son antienne qui reste la parole en politique et de lui administrer la preuve de l’absurdité de son argumentaire.
Sans doute cherchait-il ainsi, désespérément, à s’attacher le soutien de Charles Pasqua qui pense que ‘’les promesses des politiques n’engagent que ceux qui y croient’’, une vision somme toute réductrice ramenant la politique à un banal jeu de dupes.


Malheureusement pour lui, la parole en politique est beaucoup plus importante et complexe et nécessite une réflexion plus approfondie pour son appréhension.
Sur ce sujet, il est possible de faire le départ entre les régimes totalitaires dans lesquels la parole paradigmatique est l’ordre alors qu’en démocratie, c’est l’argument.


Partons des griefs faits au Président de ne pas avoir réduit son mandat à cinq ans, pour considérer que le biais qui a semblé ressortir de sa communication relève, à son corps défendant, beaucoup plus de l’émotion que d’une intention inavouée d’entrer en collusion avec la parole donnée. En effet, le Président de la République est le meilleur lecteur de cette affirmation que le mandat qui lui est accordé n’est pas le sien.


Monsieur Niang, vous avez beau être un pourfendeur de ce monsieur, ne soyez de grâce pas à ce point frappé de cécité jusqu’à imaginer un seul instant qu’il ignore qu’il tient son mandat du peuple souverain et qu’il ne peut subséquemment le réduire que fort de la caution de ce même peuple.

Au regard de ce que voilà, il va de soi que la logique, voire le droit voudrait que, dans ce cas de figure, le parallélisme des formes soit respecté, et naturellement, ne serait-ce que par l’entremise d’une consultation populaire.


Toujours pour secouer davantage vos convictions, retenez pour votre propre gouverne monsieur Niang, qu’il est évident qu’un petit sondage aurait confirmé que ni la coalition, ni l’APR n’étaient décidé à adhérer à cette décision nonobstant la volonté affirmée du Président de la République.


Il en a résulté que tout cela est solidaire du même support d’analyse, soit la part d’émotion dans les propos de l’Homme tout court.


Voilà pourquoi l’exercice auquel vous vous essayez est dépourvu de valeur et ne présente aucun intérêt, si ce n’est qu’il nous permet de nous apitoyer sur le peu de pertinence ayant guidé votre option suicidaire de vous attaquer si débilement, sans tenir compte du contexte et des contraintes, à un homme dont le seul tort aura été d’avoir fait, devant Dieu et devant les hommes, le serment de porter ce pays sur les rails de l’émergence.
 
 
Retenez encore que dans la logique de ce qui précède, une étincelle de lucidité devrait vous astreindre à la sage posture d’accepter la vérité qu’une action politique de cette envergure suppose forcément une délibération, en l’occurrence celle de la majorité appelée à apporter au Président son concours.


Vous n’êtes point du tout sans savoir que, nonobstant la non adhésion de cette majorité, votre cible a jugé utile de s’attacher l’avis du juge constitutionnel pour se faire définitivement une religion ; ce qui du reste a eu le mérite de mettre la majeure partie des sénégalais à l’aise, n’en déplaise à ses détracteurs, au premier rang desquels vous vous êtes aménagé d’autorité une place de choix.


En souhaitant vivement que vous vous releviez sans grands dommages de votre vertigineuse chute, nous vous invitons à faire vôtre cet adage ‘’ la vérité est le rocher auquel il faut à tout prix s’accrocher quels qu’en soient les conséquences’’ et, par ce billet, nous n’avons fait que vous confronter à la vérité des faits.


Plaise au ciel que notre manière de décrire cette vérité ait l’avantage d’exorciser le diable insulteur du Président de la République dont vous êtes l’hôte.
Amen.


Boucar DIOUF APR Fatick, Président de la Convergence d’Idées et d’Actions autour de la République (CIAR).


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